Présentation sectorielle

samedi 10 novembre 2012

L'Agriculture, l'élevage, la pêche

En 2008, le secteur primaire sort convalescent du passage du cyclone Dean. L'essentiel de la production, et notamment la banane, est à destination du marché européen. Ces expéditions n'ont pu être effectuées entre septembre 2007 et mars 2008. Ce choc exogène vient accentuer les difficultés structurelles du secteur liées au manque de diversification des cultures et des marchés récepteurs. La répartition de la valeur ajoutée en 2005 était la suivante, banane : 50,9 %, pêche et chasse : 11,8 %, canne à sucre : 4,7 %, sylviculture : 0,1 % et autres : 32,5 %.

 

La banane occupe un quart de la surface agricole utilisée et contribue, à hauteur de 50,9 %, à la richesse agricole produite en 2005. Néanmoins, au vu des derniers comptes définitifs (2005), la banane ne représente que 1,3 % de la création de richesse régionale. Cependant, au-delà de son importance sociale, le secteur de la banane permet le maintien de la rentabilité des lignes maritimes.

L'élevage se structure autour de coopératives destinées à mutualiser les moyens de production et à organiser les rapports des producteurs avec les circuits de distribution. Si le secteur n'a généré que 10,7 % de la production agricole en 2008, il demeure important sur le plan social, puisqu'il compte 11 000 salariés. En 2007, la volaille reste prédominante et représente 84,3 % du cheptel. Selon les comptes économiques, en 2005, l'agriculture a généré 2,5 % de la création de richesses en Martinique avec une valeur ajoutée estimée à 167,2 millions d'euros.

La pêche En 2005, la pêche générait 11,8 % de la richesse créée dans le secteur primaire. 1 157 pêcheurs sont recensés à la Martinique en 2007. En 2006, la production de pêche était estimée à 6 300 tonnes pour la Martinique, pour une valeur d'environ 53 millions d'euros, composée à 95 % de poissons. Cette production est insuffisante au regard de la consommation locale qui est estimée à 15 000 tonnes et qui de fait se tourne vers l'importation.


L'Artisanat

Au 31 décembre 2007, la Chambre des Métiers recense 9 863 entreprises artisanales. La répartition par branches professionnelles traduit la prépondérance du secteur du bâtiment (48 %), devant les services (28 %), la fabrication (18 %) et l'alimentation (6 %). Avec une densité de 259 entreprises pour 10 000 habitants, l'artisanat est essentiellement localisé en zone urbaine.

 

La Construction

L'année 2008 est caractérisée par une conjoncture terne dans le secteur de la construction. Cela est confirmé par la forte baisse d'indicateurs du secteur tels que la production de ciment ou encore la vente de bitume. Selon les comptes du CEROM (Comptes Economiques Rapides de l'Outre-Mer), jusqu'en 2007, le secteur de la construction a dégagé une valeur ajoutée en hausse s'évaluant à 516 millions d'euros. Selon l'INSEE, en 2008, 4 791 entités et 9 450 salariés évoluaient dans le secteur. Plus de ¾ des entreprises réalisent des travaux de construction spécialisés alors qu'une entreprise sur cinq construit des bâtiments.

 

L'Industrie

Troisième secteur productif en termes de création de richesse, l'industrie, malgré les contraintes liées à l'étroitesse du marché local et aux frais d'approche des intrants, poursuit sa diversification, intégrant notamment depuis une dizaine d'années de nouvelles activités, le traitement des déchets ou encore la construction navale. Portant sur 135 entreprises industrielles, l'Association Martiniquaise pour la Promotion de l'Industrie (AMPI) estime le chiffre d'affaires du secteur à 1,3 milliards d'euros en 2008 pour un total de 4 200 salariés. L'industrie agroalimentaire est le premier employeur du secteur avec près d'un tiers des salariés, suivi du secteur de l'énergie regroupant 2 grosses unités de production que sont EDF et la SARA. L'année 2008 a été marquée par un certain attentisme de la part des dirigeants d'entreprises. En effet, les dispositions de la LODEOM, dont le projet de loi a été adopté le 13 mai 2009, ont suscité chez ces derniers des interrogations quant au devenir des dispositifs en faveur des entreprises : défiscalisation, régime de la TVA NPR et aide au fret.

 

Le tourisme

En 2008, la destination a dû faire face aux effets des chocs exogènes intervenus en 2007 : épidémie de dengue, ouragan Dean, tremblement de terre. Selon les tours opérateurs, ces évènements ont conduit à une baisse des réservations de l'ordre de 15 % pour la haute saison touristique. En dépit de ces évènements, le nombre de touristes reçus à la Martinique demeure stable et s'affiche à 608 652. Les touristes de séjour composent l'essentiel de la fréquentation touristique de l'île (85,7 %) en 2008, en diminution de 2,6 % sur un an. Parallèlement, après un recul marqué en 2007, le secteur de la croisière se redresse et suit une progression annuelle de 21,5 % selon les chiffres du Comité Martiniquais du Tourisme. En 2008, 381 établissements et 12154 lits composaient l'offre d'hébergement soit respectivement -54,4 % et -30,2 % par rapport à 2007.

 

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