Présentation générale

samedi 10 novembre 2012

Géographie

Une île française tropicale s’étendant sur 1 128 km2. La Martinique se situe dans l'archipel des Petites Antilles. Département français depuis 1946, elle est distante de la Métropole de 6 858 km.

Partie intégrante du bassin caribéen bordé d’îles volcaniques, la Martinique a un relief montagneux avec cependant des contrastes entre un Nord humide et pluvieux, et un Sud peu accidenté et plus sec. Son climat tropical, adouci par les alizés, se décline sur l’année en deux saisons : l’une sèche et l’autre pluvieuse. Trente-quatre communes regroupées en quatre arrondissements, Fort de France, Saint-Pierre, la Trinité et le Marin, composent administrativement le territoire avec des disparités importantes en terme de population : un tiers de ces communes a plus de 10 000 habitants.
 Fort de France, la capitale, réunit à elle seule près de 100 000 habitants, soit environ le quart de la population totale de l’île. Le Lamentin, commune du centre, demeure la plus importante en superficie et compose avec Fort de France, Schoelcher et Saint-Joseph une « intercommunalité ».


Population

La population de la Martinique est estimée à 402 000 habitants au 1er janvier 2008 soit une croissance 0,24 % sur un an.

La Martinique est le DOM le plus densément peuplé avec 353 hab/km2. C'est aussi le DOM ayant le plus faible taux de natalité ponctué d'une population vieillissante. Ainsi selon les projections de l'INSEE, la population martiniquaise atteindrait 427 000 en 2030 avec 44 % de la population âgée de 50 à 59 ans.

La population active. En 2008, la Martinique compte 162 833 actifs. La part des femmes demeure prépondérante avec 52,1 % des actifs contre 47,9 % pour les hommes. Les actifs âgés de 25 à 49 ans sont les plus nombreux (67,3 %). Les jeunes et les seniors représentent respectivement 8,2 % et 24,5 %. 


L'emploi  à la Martinique reste marqué par la prédominance du tertiaire. En effet, ce secteur concentre 81,7 % des actifs. Le secteur tertiaire marchand représente 43,8 % de l'emploi réparti entre le commerce (15,1 %), l'hôtellerie-restauration (16,4 %) et les autres services marchands (12,3 %). Le secteur non marchand concentre 37,9 % des emplois, dont 57,3 % dédiés à l'éducation et la santé. En dehors du secteur tertiaire, l'emploi local se décompose entre le secteur de la construction (7,5 %), celui de l'industrie (6,3 %) et celui du primaire (4,5 %).

Le chômage En juin 2008, la Martinique compte 36 425 chômeurs au sens du Bureau International du Travail. Le taux de chômage s'est accru entre 2007 et 2008 passant de 21,2 % en 2007 à 22,4 % en 2008. Par ailleurs, les années 2008 et 2009 ont été ponctuées par deux crises économiques d'importance qui risquent d'aggraver la situation du chômage de l'île.

 

Cadre institutionnel

Un département, une région . Depuis la loi de départementalisation du 19 mars 1946, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion sont des départements français. Par la loi du 31 décembre 1982, ce sont également des régions, mais à la différence de la Métropole, leur assise territoriale est monodépartementale. Et leurs compétences sont étendues, notamment en matière de finances publiques locales où la Région détermine l'assiette, le taux, les exonérations et la répartition de l'octroi de mer. Les conseils régionaux bénéficient en outre des avis d'une commission spécifique : le Comité de la Culture, de l'Education et de l'Environnement. La réforme constitutionnelle du 28 mars 2003 a confirmé cet ancrage institutionnel, en créant la dénomination région et département d'Outre-mer. Au même titre que les collectivités métropolitaines, les collectivités des DOM ont bénéficié d'un transfert de nouvelles compétences et de moyens de l'Etat, depuis le 1er janvier 2005. A l'exception des communes, chaque collectivité dispose d'un domaine dans lequel elle tient un rôle de coordinateur : le Département définit et met en œuvre la politique d'action sociale, et la Région est coordinatrice du développement économique.

Source IEDOM

 

Economie

Un tissu économique composé de micro-entreprises. Au 31 décembre 2008, on comptait 23 824 entreprises en Martinique. Six sur dix ne comptent aucun salarié et seulement 4 % emploient plus de dix salariés. Seules quatre entreprises, dont deux publiques, dépassent les 400 salariés. Parler d'entreprise à la Martinique, c'est donc parler de très petite entreprise, et même souvent d'entreprise individuelle. Tout projet doit inclure cette donnée.

 

Une économie fragilisée. L'économie de la Martinique est caractérisée par une croissance soutenue entre 1995 et 2005 (+ 4,8 %) et une tertiarisation accrue de ses activités, tirée par la consommation et les investissements. Ainsi, 80 % de la valeur ajoutée totale était concentré dans le tertiaire. Toutefois, durant cette période, l'ensemble des secteurs a bénéficié de la croissance économique. Les secteurs non marchand et marchand ont bénéficié respectivement d'une croissance annuelle de 5,6 % et 4,6 %, le secteur marchand étant tiré par le dynamisme des activités immobilières (+ 5,3 %) et des transports (+ 4 %). L'agriculture, l'industrie et la construction enregistraient des croissances respectives de 5,2 %, 3,7 % et 3,6 % en moyenne par an. Le bilan sectoriel s'est avéré contrasté à partir de 2008 en raison des incertitudes liées à la contagion de la crise financière internationale, à laquelle se sont ajoutées la crise économique locale en 2009 et les interrogations sur les évolutions réglementaires contenues dans le projet de Loi-Programme pour l'Outre-mer. En 2009, l’économie martiniquaise est donc particulièrement fragile. A son dynamisme s’opposent des contraintes géographiques, structurelles, mais aussi conjoncturelles qui altèrent ses capacités.

 

Atouts

La Martinique possède de nombreux atouts :

➢ la double appartenance à la République française et à l’ensemble européen permet de mobiliser des moyens substantiels susceptibles de servir de " pompe d’amorçage " à une croissance intensive et à un développement économique moins dépendant ;

➢ un positionnement géographique exceptionnel comme point d’articulation entre l’Europe, la Caraïbe, les Amériques. Insuffisamment exploité à ce jour, ce positionnement ouvre la possibilité à la Martinique (ainsi que la Guadeloupe et la Guyane) grâce à son intégration à l’ensemble européen, d’être un tremplin pour l’établissement de relations régulières avec des pays géographiquement situés dans la zone d’attraction du bloc américain ;

➢ un bon niveau d’équipement (réseau routier, eau, électricité, télécommunications, santé, infrastructures portuaires et aéroportuaires…), en dépit d’une certaine fragilité repérable çà et là ;

➢ des potentialités indéniables en matière de formation, malgré une inadéquation pour le moment aux besoins des entreprises et aux exigences du marché de l’emploi ;

population relativement jeune dont le dynamisme peut être valorisé dans le cadre de la mise en œuvre de projets collectifs de développement ;

➢ un patrimoine naturel et culturel d’une très grande richesse qui confère à la Martinique une vocation d’excellence en matière de tourisme et de production agroalimentaire.

 

 

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