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PRESENTATION DE LA MARTINIQUE

GEOGRAPHIE
POPULATION
ECONOMIE
(Industrie Agriculture Tourisme)
ATOUTS


GEOGRAPHIE
Une île française tropicale s’étendant sur 1 100 km2. La Martinique se situe dans l’arc antillais. Département français depuis 1946, elle est distante de la métropole de 7 000 km.

Partie intégrante du bassin caribéen bordé d’îles volcaniques, la Martinique a un relief montagneux avec cependant des contrastes entre un Nord humide et pluvieux, et un Sud peu accidenté et plus sec. Son climat tropical, adouci par les alizés, se décline sur l’année en deux saisons : l’une sèche et l’autre pluvieuse.

Trente-quatre communes regroupées en quatre arrondissements, Fort de France, Saint-Pierre, la Trinité et le Marin, composent administrativement le territoire avec des disparités importantes en terme de population : un tiers de ces communes a plus de 10 000 habitants.
Fort de France, la capitale, réunit à elle seule près de 100 000 habitants, soit environ le quart de la population totale de l’île. Le Lamentin, commune du centre, demeure la plus importante en superficie et compose avec Fort de France, Schoelcher et Saint-Joseph une intercommunalité.


POPULATION
La population de la Martinique s’élevait à 381 427 habitants en 1999 soit une croissance de 6,1 % par rapport à 1990.


Un taux de chômage important. L’accroissement de la population s’est traduit par une augmentation de la population active et un taux de chômage de 29,2 % en 1999 contre 30,3 % en 1998. Cette diminution significative du taux de chômage depuis 1998 est signe que la bonne orientation de la conjoncture observée depuis 2 ans pourrait avoir des conséquences sur l’emploi.

La croissance économique de l’île n’a pas encore entraîné le cercle vertueux qui se dessine en métropole. Le volume d’activité et les créations d’emploi ne suffisent pas à diminuer sensiblement le nombre de demandeurs d’emploi.
Une solution pour un redémarrage économique.

C’est dans cette optique que le Gouvernement Français, sur proposition des Parlementaires des DOM, a envisagé une Loi d’Orientation pour l’Outre-Mer dont le volet économique prévoit une série de mesures visant à alléger le coût du travail et à développer l’emploi, les entreprises existantes et à créer.


ECONOMIE
L’économie martiniquaise se développe mais demeure fragile. A son dynamisme s’opposent des contraintes géographiques et structurelles qui altèrent ses capacités.

Il existe environ 21.000 entreprises en Martinique (hors agriculture et services non marchands). Six sur dix ne comptent aucun salarié et seulement 4 % emploient plus de dix salariés. Seules quatre entreprises, dont deux publiques, dépassent les 400 salariés. Parler d'entreprise à la Martinique, c'est donc parler de très petite entreprise, et même souvent d'entreprise individuelle. Tout projet doit inclure cette donnée.

 

 

L'entreprise martiniquaise est essentiellement une entreprise de service. Parler d'entreprises à la Martinique, c'est aussi constater que 6 % de la valeur ajoutée marchande sont apportés par le secteur primaire, 20 % par le secteur secondaire, et 74 % par le secteur tertiaire.
L’industrie
L'industrie martiniquaise est récente, si l'on excepte les usines sucrières du XIXe siècle, et les productions également sucrières du XVIIIe siècle. Ce n'est qu'à la fin des années 60 que se développent de nouvelles unités industrielles. Ce phénomène s'accentue avec la loi de défiscalisation de 1986. En 1994, 91 % des entreprises martiniquaises ont moins de 20 ans, et 56 % moins de 10 ans. Les entreprises sont de taille moyenne (89 % ont moins de 20 salariés et seuls 3 % ont plus de 50).Elles sont encore souvent de caractère familial.

Les industries agroalimentaires sont les plus nombreuses, surtout présentes dans le sucre et le rhum, la transformation de fruits, la production de boissons, ou l'industrie laitière.

Les industries manufacturières sont dominées par les biens intermédiaires avec les matériaux de construction (ciment), les métaux (tôles, fers à béton), l'ameublement. Cette industrie souffre de l'exiguïté du marché et des difficultés d'exportation, ainsi que de la concurrence des importations.
L'industrie des biens intermédiaires, très dépendante des commandes de l'économie locale, connaît une crise profonde en ce qu'elle est liée au secteur du bâtiment, à la politique des collectivités territoriales, à la puissance de l'importation, et à l'activité générale de l'économie.

L'industrie de biens d'équipement, en revanche, connaît une certaine croissance.

L'industrie des biens de consommation courante, enfin, souffre d'un manque d'adaptation aux changements intervenus depuis 1990, à la concurrence de l'importation, et à la petitesse du marché.
L’agriculture
Le poids de l'agriculture régresse depuis une vingtaine d'années dans l'économie martiniquaise. La surface agricole utilisée (SAU) et la valeur ajoutée marchande du secteur (moins de 7 % aujourd'hui), ne cessent de diminuer.

La culture bananière constitue un enjeu de taille.
Elle emploie près de 16.000 personnes. Elle occupe près de la moitié de la population agricole, et modèle l'aménagement et le paysage territoriaux dans l'intérieur martiniquais. C'est la première production et le principal produit d'exportation.

La culture de la canne à sucre demeure la seconde activité agricole de l'île, avec une contribution très importante en terme social (1 400 emplois directs et 2300 indirects) comme en terme économique.

La production agricole finale en canne est en effet de 79,9 millions de francs, soit 3,9 % de la PAF en 1998.

La production cannière devient toutefois résiduelle. Elle n'occupe plus que 283 planteurs, une seule usine à sucre et 9 distilleries. Seules ces dernières peuvent encore prétendre à un certain développement, notamment grâce à l'obtention de qualification du rhum agricole de Martinique en rhum d'appellation d'origine contrôlée (AOC), ce qui lui ouvre des débouchés sur le marché mondial et européen notamment.
La filière ananas est en crise. Elle n'occupe plus que 1 200 personnes sur 98 exploitations, et doit lutter, à armes inégales, contre la concurrence asiatique.
Des cultures de diversification sont apparues : fleurs, choux de chine, ignames, melons, cultures maraîchères, fruitières et vivrières destinées au marché local.


L'élevage constitue un secteur en développement. Il couvre 26 % de la consommation totale et ses marges d'augmentation sont réelles.


Le tourisme
Le tourisme est un pilier important de l’économie martiniquaise, avec un impact appréciable sur l’emploi. Toutefois, le secteur est assez contrasté : si le tourisme de séjour se porte relativement bien, le tourisme de croisière semble engagé depuis quelques années dans une spirale de déclin. En outre le secteur connaît une incontestable mutation à travers notamment la promotion du tourisme vert.
La progression du tourisme de séjour semble avoir été particulièrement forte au début des années 90 en raison de la combinaison de deux séries de facteurs : la baisse des tarifs aériens grâce à la dérégulation du transport aérien et les effets de la loi Pons.


 

ATOUTS
La Martinique possède de nombreux atouts :

  • - la double appartenance à la République française et à l’ensemble européen permet de mobiliser des moyens substantiels susceptibles de servir de " pompe d’amorçage " à une croissance intensive et à un développement économique moins dépendant ;
  • - un positionnement géographique exceptionnel comme point d’articulation entre l’Europe, la Caraïbe, les Amériques. Insuffisamment exploité à ce jour, ce positionnement ouvre la possibilité à la Martinique (ainsi que la Guadeloupe et la Guyane) grâce à son intégration à l’ensemble européen, d’être un tremplin pour l’établissement de relations régulières avec des pays géographiquement situés dans la zone d’attraction du bloc américain ;
  • - un bon niveau d’équipement (réseau routier, eau, électricité, télécommunications, santé, infrastructures portuaires et aéroportuaires…), en dépit d’une certaine fragilité repérable çà et là ;
  • - des potentialités indéniables en matière de formation, malgré une inadéquation pour le moment aux besoins des entreprises et aux exigences du marché de l’emploi ;
  • - une population relativement jeune dont le dynamisme peut être valorisé dans le cadre de la mise en œuvre de projets collectifs de développement ;
  • - un patrimoine naturel et culturel d’une très grande richesse qui confère à la Martinique une vocation d’excellence en matière de tourisme et de production agroalimentaire.
Découvrez la Martinique avec l’Office Départemental de Tourisme
http://www.touristmartinique.com
 
 
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