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L’INDUSTRIE A LA MARTINIQUE


Département d’outre-mer depuis 1946, l’île de la Martinique, située dans l’arc antillais, s’étend su 1 100 km2.
Sa population est de 381 427 habitants.

Le Produit Intérieur Brut (PIB) est de 61 000 francs contre 123 000 francs en Métropole.

L’activité économique se concentre autour d’une zone Schoelcher - Fort de France – Lamentin, réunissant également les principales infrastructures.

L’économie est caractérisée par une agriculture qui, en dépit d’un recul progressif, assure 40 % des recettes d’exportation et un secteur tertiaire important. Le secteur secondaire, constitué du bâtiment et de l’industrie, emploie 18 % des actifs.

L’A.M.P.I. regroupe 117 entreprises de 15 salariés et plus. En 1998, ces unités ont réalisé un chiffre d’affaires de 4,8 milliards de francs.

Troisième secteur économique, l’industrie emploie 8 % des actifs et contribue à hauteur de 14 % à la valeur ajoutée brute marchande.

UNE DIVERSIFICATION RÉCENTE
Longtemps spécialisé dans l’agro-industrie, ce secteur s’est diversifié progressivement face à la nécessité de fabriquer sur place des produits jusqu’alors importés : cette phase d’import-substitution marque l’avènement d’une industrialisation qui va se développer, dans certains cas, par la mise en place de franchises et grâce à un environnement favorable : zones industrielles, infrastructures,….


Aujourd’hui, cette industrie est composée de 8 secteurs, dont 2 réalisent 66 % du chiffre d’affaires global : l’énergie et l’agro-alimentaire.


Ce dernier secteur, traditionnellement caractéristique de l’activité industrielle, représente 38 % des entreprises avec 45 % de l’effectif salarié. Les secteurs des matériaux de construction, de la chimie occupent une troisième place avec un chiffre d’affaires qui s’élève à 1 milliard de francs. Par ailleurs, les secteurs de l’imprimerie, bois et ameublement et celui du travail des métaux représentent 11% du chiffre d’affaires total de l’industrie locale.


Aujourd’hui, les industries sont dotées d’équipements productifs modernes et compétitifs assurant ainsi des qualités de production comparables aux industries européennes.


Néanmoins, l’étroitesse du marché local et l’insularité sont autant de facteurs pénalisants pour ces entreprises qui doivent s’orienter vers de nouveaux marchés. Le bassin caribéen a permis à certaines activités de développer des exportations ou parfois d’implanter hors de notre île des établissements. Fortes de leur savoir-faire, de leurs " productions " tropicales prisées, elles s’attaquent dorénavant aux marchés européens.

SES SECTEURS



Agroalimentaire : " de nouveaux défis "

Avec 43 unités, le secteur " agroalimentaire " constitue le tissu le plus dense de l’industrie. Structuré autour de 6 filières (sucrerie & distilleries – fruits & légumes – boissons – industrie du lait – aliments pour animaux – autres industries), il regroupe des entreprises performantes qui, ayant modernisé leur outil de production, sont désormais à même de mieux répondre aux attentes tant du marché local que des nouveaux marchés à l’export.


 

Energie : " un poids économique important "
Son chiffre d’affaires représente 36 % de celui de l’industrie et ses investissements, 83 %. Le secteur " énergie " est principalement composé d’une raffinerie de pétrole et de deux centrales thermiques.

Avec l’exportation de produits pétroliers vers la Guadeloupe, le secteur " énergie " assure 22 % des recettes d’exportation en 1999. Le potentiel des énergies renouvelables est une solution à l’électrification des sites isolés.


 

Matériaux de construction : " une forte activité d’extraction "
Ce secteur se caractérise par 17 % de l’effectif salarié et le troisième chiffre d’affaires de l’industrie. L’extraction de granulats divers permet la production de ciment et d’éléments en béton. En dépit d’une certaine morosité affectant l’activité du BTP, ce secteur semble amorcer une reprise.Travail des métaux : " exigence de qualité et respect des normes "
Regroupant 11 unités industrielles, le secteur " travail des métaux " produit des menuiseries, fermetures métalliques, tôles, armatures & treillis soudés, adaptés au climat tropical. Le respect des normes liées à la construction et la concurrence a incité certaines entreprises à s’orienter vers une démarche de certification.


Chimie et matières plastiques : " présence sur le marché caribéen"
Une forte diversité d’activités compose ce secteur : le travail des matières plastiques avec la réalisation d’emballages et de réservoirs, la production d’engrais, la fabrication de peintures et celles de produits d’entretien. Ces unités réalisent, pour la plupart, des exportations dans la région avoisinante ou ont implanté des établissements en Guadeloupe ou dans la Caraïbe


 

Imprimerie : " diversifications "
Le secteur de l’imprimerie est structuré autour d’une imprimerie de presse et de 8 imprimeries de labeur. Après différentes phases successives de modernisation, les unités se sont dotées de moyens techniques leur permettant de renforcer en amont leur présence sur la chaîne graphique.

Aujourd’hui, une forte concurrence caractérise le marché de l’imprimé qui se diversifie : photogravure, imprimerie numérique, impression en continu…


Bois & ameublement : " formations pour un objectif de qualité "
Caractérisé par un ancrage artisanal très fort, ce secteur se partage principalement entre l’ameublement et la menuiserie. A côté d’un meuble traditionnel, les industries proposent des produits nouveaux s’appuyant sur un design moderne inspiré par la tradition. Ce secteur privilégie aujourd’hui la formation de ses hommes à travers des réseaux d’échanges. Par ailleurs, une production de palettes en bois s’est développée ainsi que deux scieries.


Industries diverses : industries au service de l’industrie et construction navale "
Ensemble hétérogène, ce secteur regroupe aussi bien l’activité de construction navale, qui a connu un essor au cours des années 90 que d’autres activités à la fois de production ou de services à l’industrie. Dans ce secteur, ont émergé de nouvelles productions venant enrichir la valeur ajoutée du savoir-faire local.

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SON ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE


Infrastructures et services à l’industrie
Avec le 3ème port français conteneurisé et un aéroport important, la Martinique possède des équipements résolument tournés vers l’essor des échanges et l’optimisation de leur gestion sur place.

Par ailleurs, l’ensemble du front de mer connaît actuellement une restructuration qui devrait s’achever en 2004 : nouveau port conteneurisé, marina, transport de passager inter île, accueil des navires de croisière, etc… Plusieurs zones d’accueil se sont développées à la périphérie des principaux centres d’activités.

La diversité des services aux entreprises est de nature à fournir les prestations techniques les plus pointues. Le réseau de communication d’excellente qualité privilégie l’utilisation des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).



Financement, fiscalité et soutien public

Différents outils sont mis au service du développement des entreprises : le Fonds DOM, les exonérations fiscales, la Loi d’Orientation pour l’outremer, ainsi que la Loi de Finances 2001, permettent une nouvelle diminution du coût du travail ainsi que des crédits d’impôts pour les investissements destinés aux entreprises industrielles. L’implication des pouvoirs publics dans le cadre du DOCUP se traduit aussi par le financement de projets, induisant la croissance et le soutien du tissu industriel.



Recherche, transfert technologique, enseignement supérieur

Constituée d’une dizaine d’organismes, antennes de centres de recherche métropolitains, la recherche est présente dans plusieurs domaines (agronomie, pêche sismologie, médecine, droit…). Des structures d’appui technologique, au-delà de la mobilisation des compétences locales, servent de relais et d’interface pour des interventions nécessitant l’apport de conseils extérieurs.



Environnement
En intégrant de manière croissante la composante environnement dans leur stratégie, les industriels deviennent des partenaires actifs du développement durable. Un plan régional d’élimination des déchets industriels spéciaux, ainsi que la future usine d’incinération, permettront une meilleure adaptation aux normes européennes.



Formation et emploi

Les partenaires institutionnels et le secteur privé se mobilisent face au problème du chômage. De nombreuses aides existent, à la fois, pour favoriser l’insertion professionnelle et l’emploi des jeunes. Néanmoins, la formation demeure au centre des politiques de valorisation et de qualification des ressources humaines.


 
 
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